Etude sur l'exposition à l'amiante des travailleurs des centres de traitement des déchets : un bilan mitigé

L'INRS et la CRAMIF viennent de publier le résultat d'une étude portant sur l'exposition au risque amiante des travailleurs des filières de traitement des déchets de chantier.

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Filières de traitement des déchets et risque amiante : une exposition des travailleurs confirmée, mais en partie maîtrisée

L'INRS et la CRAMIF viennent de publier le résultat d'une étude portant sur l'exposition au risque amiante des travailleurs des filières de traitement des déchets de chantier.

L'étude de cas

L'INRS et la CRAMIF ont mené l'étude, via notamment une campagne de mesurage des poussières inhalables et de l'amiante entre 2018 et 2020 avec le soutien de la FNADE et de la FEDEREC-BTP.

A l'issue, un document de synthèse a été publié avec pour objectifs :

    • D'informer les donneurs d'ordre des travaux de bâtiment, les entreprises de travaux et coordonnateurs SPS, ainsi que les professionnels du secteur de la gestion des déchets, sur les risques d'émission et d'inhalation des poussières inhalables et des fibres d'amiante.
    • De les inciter à mettre en oeuvre des mesures organisationnelles et de prévention collective et individuelle pour réduire l'exposition des travailleurs de ce secteur.

 

Le résultat de l'étude

La campagne de mesurage a permis de "constater que la gestion mise en place pour ces déchets n'expose pas les travailleurs à des concentrations supérieures aux VLEP en absence de situation accidentelle".

Par contre, elle confirme que "les sites non autorisés à réceptionner des déchets d'amiante sont sujets à des apports fortuits".

Les causes de ces apports fortuits sont multiples :

    • Un défaut de repérage de l'amiante avant travaux par les donneurs d'ordre et une méconnaissance des matériaux amiantés par les entreprises de travaux et les particuliers
    • Un défaut de (re)connaissance des matériaux amiantés lors du repérage amiante avant travaux
    • Un nombre insuffisant d'exutoires autorisés à receptionner des déchets d'amiante à proximité des lieux des travaux.

 

Sur les sites adaptés, des techniques permettent de réduire considérablement le risque (présence de brimisateur par exemple).

L'INRS et la CRAMIF recommandent pour les sites non autorisés à recevoir des déchets d'amiante de, notamment de faire bénéficier au personnel d'une formation lui permettant d'identifier visuellement les matériaux suspects et de connaître et de savoir mettre en oeuvre en routine les consignes de gestion des situations accidentelles propres à chaque type de site.

Ils précisent également que "l'obligation des repérages de l'amiante avant travaux à la charge des donneurs d'ordre et la mise en place de campagnes d'information auprès des déposants devraient à terme contribuer à réduire le risque d'apport fortuit de déchets d'amiante".

Enfin, ils soulignent qu'un maillage complet du territoire en exutoires adaptés acceptant les déchets d'amiante des particuliers participerait à la réduction du risque pour les travailleurs.

Plus d'informations dans le document de synthèse.

Pour en savoir plus et bénéficier de notre veille réglementaire, technique et normative, nous consulter.

 

 

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