Rénovation des fenêtres : la FFB rappelle les obligations liées au repérage amiante
La Fédération Française du Bâtiment (FFB) publie en septembre 2026 un nouveau document consacré à un sujet parfois sous-estimé lors des opérations de rénovation : le risque amiante lors du remplacement des menuiseries. Élaboré avec l’OPPBTP et avec la participation du ministère du Travail et des Solidarités, ce support rappelle les précautions à prendre avant d'intervenir sur des fenêtres, portes-fenêtres ou fenêtres de toit anciennes. Son message est simple : lorsque les menuiseries ont été installées avant 1997, la présence éventuelle d'amiante doit être prise en compte avant le démarrage des travaux.
Le 11 septembre 2026
Remplacement de menuiseries : un nouveau document FFB rappelle l’importance du repérage amiante avant travaux
Temps de lecture estimé : 5 minutes – Catégorie : Réglementation / Prévention amiante
La Fédération Française du Bâtiment (FFB) publie en septembre 2026 un nouveau document consacré à un sujet parfois sous-estimé lors des opérations de rénovation : le risque amiante lors du remplacement des menuiseries. Élaboré avec l’OPPBTP et avec la participation du ministère du Travail et des Solidarités, ce support rappelle les précautions à prendre avant d'intervenir sur des fenêtres, portes-fenêtres ou fenêtres de toit anciennes.
Son message est simple : lorsque les menuiseries ont été installées avant 1997, la présence éventuelle d'amiante doit être prise en compte avant le démarrage des travaux.
L'amiante ne se trouve pas uniquement dans la menuiserie
L'un des principaux intérêts du document est de montrer que l'amiante peut être présent à différents endroits de la menuiserie mais également dans son environnement immédiat.
Le schéma présenté en page 2 identifie notamment plusieurs emplacements susceptibles d'être concernés : mastic d'assemblage, mastic de scellement du vitrage isolant, mastic de calfeutrement entre le mur et le dormant, mastic obturateur entre le vitrage et le cadre, mais aussi des matériaux ou produits présents sur la façade, sur les parois intérieures ou extérieures ou directement sur la menuiserie, notamment certaines peintures.
Cette approche est importante pour la préparation des travaux. Une fenêtre elle-même peut ne pas sembler problématique alors que les matériaux affectés par son démontage ou situés à proximité peuvent contenir de l'amiante.
1997, une date déterminante pour les travaux sur les menuiseries
Le document rappelle que l'utilisation et la commercialisation de l'amiante sont interdites en France depuis le 1er janvier 1997, quelle que soit la variété d'amiante et qu'elle soit incorporée dans des matériaux, produits ou équipements.
La FFB distingue donc deux situations :
- pour des menuiseries installées à partir de 1997, aucune présence d'amiante n'est attendue (sauf rénovation avec des matériaux ou produits plus anciens) ;
- pour des menuiseries installées avant 1997, un doute existe et un repérage amiante avant travaux (RAAT) doit être réalisé dans le cadre présenté par le document.
Cette vérification de l'ancienneté constitue ainsi l'une des premières étapes à intégrer dans la préparation d'un chantier de remplacement de fenêtres ou de portes-fenêtres.
Pourquoi le repérage amiante avant travaux est-il indispensable ?
La FFB rappelle que les éléments contenant de l'amiante peuvent, en vieillissant, s'effriter et libérer des fibres invisibles dans l'air. Des émissions de fibres peuvent également être provoquées par les interventions réalisées pendant les travaux : découpe, retrait, ponçage, perçage ou manipulation.
L'amiante étant reconnu comme cancérogène, son identification avant intervention constitue un enjeu majeur de prévention.
Le repérage amiante avant travaux, réalisé à la charge du donneur d'ordre, permet notamment de protéger les occupants et les professionnels, d'éviter un arrêt imprévu du chantier, d'assurer une gestion conforme des déchets, d'anticiper le coût réel de l'opération et de respecter les obligations réglementaires.
RAAT, DTA et constat amiante : des documents à ne pas confondre
Autre rappel important : le RAAT ou RAT ne doit pas être confondu avec les autres diagnostics amiante déjà disponibles sur un bâtiment.
Le document précise qu'un repérage amiante avant travaux est différent des constats réalisés lors de la vente d'un immeuble ou des repérages intégrés au Dossier Technique Amiante (DTA).
Ainsi, la présence d'un diagnostic ou d'un DTA existant ne signifie pas nécessairement que le périmètre concerné par les futurs travaux a déjà été suffisamment investigué. Un repérage spécifique aux travaux envisagés peut être nécessaire.
Un opérateur de repérage certifié avec mention pour préparer l'intervention
La FFB rappelle l'obilgation réglementaire de faire appel à un opérateur de repérage certifié avec mention, chargé d'effectuer le RAAT sur le périmètre précis des travaux.
Si de l'amiante est identifié, l'entreprise chargée du remplacement des menuiseries devra alors mettre en œuvre les procédures adaptées au risque amiante. Le document invite le maître d'ouvrage à sélectionner une entreprise disposant de personnel formé et, lorsque la nature de l'intervention l'exige, d'une certification appropriée.
Pour les particuliers, le document déconseille par ailleurs d'intervenir soi-même sur des menuiseries contenant de l'amiante, y compris pour de petits travaux d'entretien.
Quel coût pour un repérage amiante avant travaux sur des menuiseries ?
Le support apporte également un ordre de grandeur financier particulièrement utile pour les maîtres d'ouvrage.
Sur la base de données moyennes issues de SIDIANE, il indique une part fixe généralement inférieure à 300 euros (cela peut aller bien au-delà suivant la taille du chantier), correspondant à l'intervention et aux frais de déplacement, à laquelle peut s'ajouter une part variable d'environ 40 euros hors taxe par analyse en laboratoire.
La FFB précise toutefois que ces montants sont uniquement indicatifs : le prix dépend notamment du nombre de menuiseries, du nombre de prélèvements nécessaires et des matériaux rencontrés sur place.
Une démarche en quatre étapes avant de remplacer des fenêtres anciennes
La dernière page du document résume la démarche recommandée en quatre étapes : identifier les menuiseries concernées par le remplacement, vérifier leur ancienneté, faire réaliser le repérage amiante avant travaux lorsque cela est nécessaire, puis confier les travaux à une entreprise compétente capable d'adapter son intervention aux résultats du repérage.
Avec ce nouveau support pédagogique, la FFB et l'OPPBTP rappellent ainsi qu'un chantier de remplacement de fenêtres en rénovation ne doit pas être considéré comme une opération anodine lorsque le bâtiment ou ses équipements sont anciens. Anticiper le risque amiante avant le début des travaux permet à la fois de protéger les personnes et de sécuriser l'organisation technique, réglementaire et financière du chantier.
Sources
- Fédération Française du Bâtiment (FFB), Travaux de rénovation – Remplacement de menuiseries : avez-vous pensé au repérage amiante ?, septembre 2026, avec l'OPPBTP et la participation du ministère du Travail et des Solidarités.
- Arrêté du 16 juillet 2019 relatif au repérage de l'amiante avant certaines opérations réalisées dans les immeubles bâtis, cité dans le document FFB.
- OPPBTP, Amiante et rénovation de menuiseries – 8 fiches d'aide à la décision pour travailler en sécurité, cité dans le document FFB.
- Ministère du Travail, Amiante, les obligations de repérage avant travaux, référence citée dans le document FFB.

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